Vous avez récupéré une manette à quelques euros chez Action, un modèle HORI ou un pad thématique aux couleurs de vos jeux préférés, et vous vous demandez si Nintendo va accepter ce matériel qui ne porte pas son logo. La réponse est oui, dans l’immense majorité des cas. La Switch comme la Switch 2 reconnaissent les manettes tierces, y compris les Joy-Con et les Pro Controller de première génération, à condition de connaître la bonne manipulation. Elle n’est pas toujours bien expliquée sur la console elle-même. Voici donc le mode d’emploi complet, du cas le plus simple à celui qui vous fera arracher quelques cheveux.
Vos anciennes manettes ne finissent pas au tiroir
Commençons par la bonne nouvelle, celle qui fait du bien au portefeuille comme à la planète. Passer sur Switch 2 ne condamne pas votre parc de manettes. La console lit sans broncher les pads officiels comme les modèles low-cost de grande surface. De quoi équiper toute une tablée pour un tournoi de Mario Kart sans racheter quatre Joy-Con neufs au tarif Nintendo. Et pour que ces soirées à plusieurs aient du répondant côté son, une barre de son Ultimea à petit prix prolonge la même logique d’économie.
Attention toutefois à une limite physique. Les Joy-Con de première génération ne s’accrochent plus à la Switch 2, car l’ancienne machine utilisait des rails quand la nouvelle mise sur une fixation aimantée. Vos Joy-Con d’origine restent jouables, mais uniquement en sans fil.

Mettez la console et la manette à jour avant tout
Voici le point que presque personne ne mentionne, et qui explique pourtant une bonne partie des échecs de synchronisation. Nintendo a déjà, par le passé, désactivé des manettes non homologuées à l’occasion d’une mise à jour système. À l’inverse, certaines mises à jour rétablissent ou améliorent la prise en charge de ces mêmes pads. Un fabricant tiers sérieux comme 8BitDo publie d’ailleurs régulièrement des firmwares pour rester compatible avec les dernières versions de la console.
Avant de vous acharner sur un bouton de synchronisation, installez donc la dernière mise à jour de votre Switch 2, puis vérifiez si votre manette dispose d’un utilitaire dédié, souvent via une application fournie par la marque. Un pad qui refuse obstinément de se connecter est parfois juste en retard d’un firmware.
Autre erreur classique du premier jour : négliger la charge. Une manette sortie de sa boîte est souvent presque vide. Branchez-la avant la première tentative, car un pad qui s’éteint en plein appairage a toutes les apparences d’un produit défectueux.
La synchronisation sans fil, étape par étape
La procédure vaut pour un Joy-Con comme pour une Pro Controller ou une manette tierce. Elle tient en quelques gestes :
- Depuis le menu HOME, ouvrez l’icône en forme de manette, puis sélectionnez « Changer le style et l’ordre ».
- Sur Switch 2, passez ensuite par « Synchroniser des manettes », puis par « Voir d’autres méthodes » pour afficher l’écran d’appairage.
- Maintenez enfoncé le bouton de synchronisation de la manette pendant au moins une seconde, souvent davantage sur un modèle tiers.
- Patientez le temps que les voyants défilent, puis se figent sur le témoin du joueur.
Ce petit bouton rond se trouve sur la tranche des Joy-Con, à côté des quatre témoins lumineux, et sur le dessus des Pro Controller, près du port de charge. Dès que le témoin du joueur reste allumé, la liaison est établie.
Un détail que la console gère mal en synchronisation au bouton : elle ignore comment vous comptez tenir vos Joy-Con. Pressez L et R pour un usage à deux mains, ou SL et SR sur un même Joy-Con pour jouer à l’horizontale. La Switch accepte jusqu’à huit manettes sans fil en même temps, de quoi voir venir pour vos soirées.
La méthode filaire, la plus fiable de toutes

Si le Bluetooth vous joue des tours, le câble règle presque tous les problèmes. Reliez votre manette en USB-C directement sur la Switch 2, ou en USB-A sur le dock lorsque la console y est posée. Rendez-vous dans « Changer le style et l’ordre », pressez les boutons de la manette comme demandé, et le système valide l’appairage sans discuter. Beaucoup de manettes budget sont livrées avec leur câble, ce qui en fait une solution universelle, sans latence ni caprice de synchronisation. Ce confort de jeu sur grand écran mérite d’ailleurs un son à sa hauteur, comme celui d’une barre de son pensée pour le gaming.
Quand la console fait la sourde oreille
Il arrive que les voyants clignotent dans le vide et que l’écran ignore votre manette. Deux astuces sortent alors du lot. La première consiste à sortir la console de son dock, puis à activer le mode avion avant de réactiver manuellement le Bluetooth : privée d’alimentation secteur, la Switch se montre bien plus coopérative avec les périphériques non certifiés.
La seconde astuce est un coup de force. Si, après cinq secondes de recherche, rien ne bouge, appuyez en même temps sur les boutons SL et SR situés à l’intérieur du rail du Joy-Con. Une brève vibration confirme que la console vient de repérer la manette. Validez ensuite avec le bouton A ou une gâchette pour verrouiller la connexion.
Ce que vos vieilles manettes ne pourront pas faire
La rétrocompatibilité connaît deux frontières qu’il vaut mieux garder en tête :
- La recharge est impossible sur la Switch 2 pour un Joy-Con de première génération, faute de connectique adaptée. Il faudra le brancher sur une Switch 1 ou passer par un accessoire de charge dédié.
- La sortie de veille à distance ne fonctionne pas avec vos anciens pads, les manettes de la Switch 2 embarquant, semble-t-il, un protocole sans fil spécifique dont les modèles précédents sont dépourvus.
Une fois la connexion faite, tout redevient limpide. Reposez la console sur son dock, jouez sur le téléviseur, et votre manette à quatre euros se comporte comme un modèle trois fois plus cher. Reste alors à soigner l’ambiance sonore du salon : selon votre marque de prédilection, notre comparatif des barres de son Samsung, notre sélection de barres de son Bose ou notre guide des barres de son Philips vous aideront à trancher. L’écosystème Nintendo est finalement bien plus ouvert qu’il n’en a l’air, pour peu qu’on connaisse la porte d’entrée.
